J’avais décidé de me faire très mal !

Cette période noire de ma vie allant de l’automutilation à la torture mentale dans mes pensées morbides, vers le chemin de la délivrance à la victoire  accomplie en Jésus. C’est le témoignage de mon parcours, ce que le Seigneur a fait dans cette traversée du désert, ce qu’Il  fait au quotidien et fera encore, pour moi dans les temps à venir.

Posons le décor

Depuis 11 ans, j’ai choisi de donner ma vie au Seigneur Jésus. Je connais Dieu depuis que je suis toute petite. Malgré une enfance difficile et une adolescence plus que mouvementée, il y avait une certitude en moi qui ne m’a jamais quittée. Celle que Dieu existait et qu’Il serait toujours là. En fait, je me sentais si loin de Lui. Je savais très bien que le péché me séparait de Lui.

C’est à l’âge de 12 ans, j’ai eu cette révélation en lisant l’histoire d’une jeune fille. Comme moi, elle se croyait chrétienne puisque née dans une famille chrétienne. Malgré cette prise de conscience, rien n’a changé car le contexte étant si difficile, je n’avais aucun moyen d’avancer.

Vers l’âge de 15 à 16 ans, j’ai commencé à avoir très peur de la mort. De plus en plus consciente de ma rupture de communion avec Dieu, j’avais peur de mourir ou même que Jésus ne revienne et que je sois perdue pour l’éternité. Cela prit de l’ampleur, sans qu’au début, je m’en rende compte.

J’avais décidé de me faire mal mentalement par toutes sortes de pensées destructives, négatives, fausses, imaginant drames, horreurs, etc… pour occulter la douleur réelle qui existait.

Un nouveau départ

En décembre 2002,  j’ai demandé pardon à Dieu pour tout ce que j’avais pu faire de mal, le suppliant de venir dans ma vie. Instantanément, j’ai été remplie d’une paix indescriptible. Non seulement, j’avais la certitude au fond de moi de Lui appartenir mais en plus, la peur de la mort m’a quitté de suite, soudainement.

Je passais les huit années suivantes avec beaucoup de haut et de bas, mais j’ai toujours expérimenté la grâce et la miséricorde de Dieu même lorsque je n’étais pas dans sa volonté. Il ne m’a jamais abandonné.

En mai 2007, l’institut théologique biblique fit une apparition fracassante dans ma vie. Après de nombreuses incertitudes, Dieu me fit comprendre que ma place allait y être, par de nombreuses paroles dont la première que je reçus en lisant :

« Tends l’oreille, écoute les paroles des sages. Applique ton cœur à ma connaissance. En effet, il est bon que tu les gardes au fond de toi et qu’elles soient toutes présentes sur tes lèvres. Pour que ta confiance soit placée en l’Eternel,  je veux t’instruire aujourd’hui, oui, toi… » Proverbes 22/17-21 

Parallèlement, je savais au plus profond de moi que mes années d’études et de formation à l’ITB seraient aussi un moyen que Dieu allait utiliser pour m’expliquer des choses,  me guérir de mon passé et m’apprendre à aller de l’avant avec Lui, de progrès en progrès, etc… Et même si je ne m’y attendais pas, je fus surprise de la tournure que cela prit et ce dès les premières semaines lors de ma première année.

Quand les vieux démons ressurgissent 

Il y avait cependant une chose que j’ai laissée traîner au fil des années, à savoir cette habitude morbide, de me torturer mentalement, dès que quelque chose n’allait pas : mauvaises nouvelles, déprime ou autre, etc…  et hop ! c’était l’automutilation mentale qui recommençait de plus en plus profondément en moi.

Un été inoubliable sauf que

Lors de l’été 2010, je pris soudain conscience que ces choses dont je gérais tout en me faisant très mal, commençaient à devenir plus fortes que moi. Je fus prise de panique lorsque je réalisais que, si je ne vivais pas rapidement une véritable délivrance, je n’allais pas tarder à céder à la tentation, celle de me faire du mal pour de vrai. Un jour, je criais à Dieu le suppliant de me libérer sauf que cette fois, Dieu vit que j’étais au pied du mur, que je ne gérais plus rien et que j’allais enfin le laisser faire.

Il était aux environs de seize heures un après-midi et me retrouvant dans un appartement, j’eus la vive envie de me rendre à la cuisine et de me taillader les bras. Tout en y pensant, je lisais un livre et dans son histoire, je découvrais ce verset et je reçus la délivrance.

« Il posa sur moi sa main droite en disant : Sois sans crainte. Moi, je suis le premier et le dernier le vivant. J’étais mort et me voici vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clés de la mort et du séjour des morts… » Apocalypse 1/17-21 

A la lecture de ce texte, j’éclatais tout simplement en larmes. Je n’ai rien compris sur le coup. Une fois calmée, j’ai relu le texte et là, de nouveau crise de larmes, de sanglots, mais d’une violence, un truc de fou et là, je compris. Le Seigneur me disait de ne pas craindre, qu’Il était le Maître de la vie et de la mort, qu’Il ne me laisserait pas me faire du mal et qu’Il avait un plan pour ma vie.

Raconte tout ce que le Seigneur a fait pour toi comment il a eu pitié de toi.

Heureuse d’être délivrée, libérée, je n’avais tout de même pas l’intention de clamer, proclamer et confesser cette histoire à tout le monde. Sauf que, voilà au fil des jours, Dieu me montra que je devrais, tôt ou tard, en parler, non pour raconter une histoire comme ça, mais parce que mon expérience pourrait en aider plusieurs.

C’est comme si j’avais vu Jésus ôter quelque chose en moi et ma vie a changé depuis ce jour !

Rachel A.

 

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